Théo Fouchenneret
« Correspondances » 🕯️
Premier prix du Concours international de Genève en 2018 et révélation des Victoires de la musique classique 2019, Théo Fouchenneret compte aujourd’hui comme l’un des grands pianistes français du début du XXIe siècle. Son jeu offre une étonnante variété de timbres. Il souligne avec grâce les résonances et les correspondances sensibles entre les œuvres qui composent son programme.
C’est un Chopin en pleine maturité qui composa les deux dernières Ballades, un tout jeune Fauré qui écrivit ses premiers Nocturnes, et un Schubert qui n’avait plus que deux mois à vivre qui livra sa Sonate D 958. Trois compositeurs, des œuvres écrites entre 1828 et 1884, mais une même forme narrative, sans programme véritable ni démonstration de virtuosité, traduisant le moi intime du musicien. Des pièces un peu hors du temps, ou en tout cas qui jouent avec lui jusqu’à en faire disparaître la notion. Dans une grande expressivité, mais loin d’un excès de romantisme, Théo Fouchenneret en exhale l’indicible et troublante beauté.
- Chopin — Ballade n° 3 en la bémol majeur, op. 47
- Fauré — Nocturnes n° 1, 3 et 4
- Chopin — Ballade n° 4 en fa mineur, op. 52
- Schubert — Sonate pour piano n° 19 en ut mineur, D 958
Théo Fouchenneret remporte le premier prix du Concours international de Genève en novembre 2018. La sensibilité et la poésie de son toucher, mais aussi la maturité de ses interprétations, le distinguent unanimement des pianistes de sa génération.
« On est frappé par une présence et un son plein et intense. Rapidement, les contrastes nous saisissent. Fouchenneret nous convie à une véritable interprétation. »Diapason
Après de brillantes études au CRR de Nice, sa ville natale, dans la classe de Christine Gastaud, il continue de bénéficier d’un enseignement d’excellence aux côtés de pédagogues d’exception qui forgeront les derniers contours de ce musicien complet. Il obtient les plus hautes distinctions au CNSM de Paris auprès de professeurs tels qu’Alain Planès, Hortense Cartier-Bresson et Jean-Frédéric Neuburger. En 2013, il remporte le 1er prix au Concours international de piano Gabriel Fauré, qui lui donne l’occasion d’aborder un répertoire qui lui est cher.
L’année 2018 marque un tournant dans la carrière du jeune pianiste. Quelques mois avant de triompher au Concours international de Genève, il remporte le 1er prix ainsi que cinq prix spéciaux au Concours international de musique de chambre de Lyon avec le Trio Messiaen. Il est également artiste en résidence à la Fondation Singer-Polignac.
S’il est régulièrement l’invité des émissions de radio et de télévision, c’est bien sûr la scène qui porte ses principales interprétations. De nombreuses salles françaises l’ont applaudi — Fondation Louis Vuitton, Opéra de Nice, Opéra de Dijon, Philharmonie de Paris, Salle Cortot, Salle Gaveau, Théâtre des Bouffes du Nord — et son talent s’exporte jusqu’à l’étranger : Sala Verdi à Milan, Bozar de Bruxelles, Gewandhaus de Leipzig, Gasteig de Munich, Salle Cecilia Meireles à Rio de Janeiro, Victoria Hall de Genève, Philharmonie du Luxembourg, Philharmonie de Xi’an, Toppan Hall à Tokyo, Izumi Hall à Osaka, Munetsugu Hall à Nagoya, National Concert Hall à Taipei.
En mars 2020 paraît son premier disque solo chez La Dolce Volta, consacré aux grandes sonates Waldstein et Hammerklavier de Beethoven. Théo Fouchenneret est également un chambriste recherché, comme en témoigne sa discographie aux côtés d’Eric Le Sage, Tatsuki Narita, du Trio Messiaen et de Raphaël Sévère, du Trio Xenakis et de Philippe Hattat. Il est à l’initiative du projet d’enregistrement de l’intégrale de la musique de chambre de Robert Schumann, débuté en 2023 aux côtés de son frère Pierre Fouchenneret.
Son disque consacré aux Nocturnes de Gabriel Fauré est paru le 6 septembre 2024 chez La Dolce Volta. Salué par la critique — 5 étoiles Diapason, Revue Pianiste — il est couronné d’un Choc Classica. 🏆
🎶 Dimanche 6 décembre 2026, 17h00
Église Saint-Laurent d’Annecy-le-Vieux · Durée 1h20


